Reconnaître
Repérer qu’une situation est inhabituelle ou qu’une aide est nécessaire.
LE FILM DU PROJET · 2 MIN 50
LE PROJET EN DÉTAIL
Mission Secours est un projet éducatif destiné aux enfants de 6 à 14 ans accompagnés par l’IME Raymond Dufay, à Arques. Il part d’une idée simple : tous les enfants ne pourront pas faire la même chose face à une situation inhabituelle, mais chacun peut construire un repère, un geste, un mot ou une image pour chercher de l’aide.
LE POINT DE DÉPART
Lorsqu’une situation change brusquement, il faut comprendre qu’il se passe quelque chose, se mettre à l’écart du danger, trouver la bonne personne et réussir à transmettre une information. Pour un enfant qui rencontre des difficultés de compréhension, d’attention, de mobilité, de communication ou de régulation sensorielle, chacune de ces étapes peut demander des repères adaptés et du temps.
Le projet ne vise donc pas à enseigner le massage cardiaque, la position latérale de sécurité ou d’autres gestes techniques. Il se concentre sur des apprentissages simples, concrets et réutilisables dans la vie quotidienne. Savoir dire « j’ai besoin d’aide », montrer un pictogramme ou chercher un adulte est déjà un geste qui protège.
Faire avec l’enfant, et non à sa place. Lui permettre d’essayer, de recommencer et de reconnaître ce qu’il sait déjà faire.
LE FIL CONDUCTEUR
Ces repères donnent une direction commune. La réponse attendue reste adaptée aux capacités et au mode de communication de chaque enfant.
Repérer qu’une situation est inhabituelle ou qu’une aide est nécessaire.
S’éloigner du danger et adopter un comportement simple qui protège.
Chercher un adulte ou utiliser son moyen habituel de communication.
Reconnaître les personnes et les services qui peuvent aider.
Communiquer qui a besoin d’aide, un lieu et ce qui se passe, avec des informations fictives pendant les jeux.
UNE PÉDAGOGIE ACCESSIBLE
Le groupe reste réuni. Ce sont les supports, la consigne, le temps accordé et la façon de répondre qui s’ajustent.
Montrer une situation, choisir une réponse ou composer un message quand les mots ne viennent pas.
Prendre un téléphone factice, désigner un lieu, chercher un adulte ou suivre une séquence simple.
Reprendre les mêmes repères dans un cadre prévisible, sans surprise inutile et sans appel réel aux secours.
Prévoir la posture, le volume sonore, la durée, les pauses et les moyens de réponse avec les professionnels qui connaissent l’enfant.
UN PROJET CONSTRUIT, PAS UNE ANIMATION ISOLÉE
Présenter Mission Secours à l’IME Raymond Dufay, à Arques, recueillir les retours de l’équipe et obtenir son accord pour engager le projet.
Préparer images, pictogrammes, CAA, matériel à manipuler et adaptations motrices ou sensorielles.
Jouer, répéter et simuler. Reconnaître une situation inhabituelle, se protéger, chercher un adulte et s’entraîner à donner l’alerte.
Le CIS de Saint-Omer a donné son accord pour accueillir le groupe en caserne. L’organisation et les modalités de la rencontre seront préparées avec l’IME et les sapeurs-pompiers.
Observer les progrès de chaque enfant selon ses capacités. Un mini-diplôme pourrait valoriser une activité préparatoire, comme la simulation d’un appel d’urgence.
Si le projet est pertinent, rassembler les supports et les adaptations dans un kit réutilisable pour de futurs groupes.
DES RÔLES COMPLÉMENTAIRES
Il participe selon ses possibilités, choisit, essaie, communique et progresse sans être comparé aux autres.
Elle aide à ajuster les objectifs, les supports, le rythme et les conditions de participation à partir de sa connaissance de l’enfant.
Si la rencontre peut être organisée, ils donnent un visage aux secours, rendent leurs équipements plus familiers et répondent aux questions dans un cadre préparé.
Sébastien VASSEUR propose, prépare et coordonne la démarche dans le cadre de sa formation DEAES. Il la construit avec les professionnels, sous la responsabilité de l’établissement.
OBSERVER POUR AJUSTER
Une observation simple au début puis à la fin du parcours permettra de repérer ce qui a évolué pour chaque enfant. L’objectif n’est ni une note, ni une certification de premiers secours.
VALORISER LE PARCOURS
Le CIS de Saint-Omer a donné son accord pour accueillir le groupe en caserne après les activités préparatoires. Cette visite permettra de découvrir les professionnels, les véhicules et les équipements dans un environnement rendu plus prévisible. Son organisation sera préparée avec l’IME et les sapeurs-pompiers.
De petites activités pédagogiques pourront reprendre les apprentissages travaillés à l’IME, selon les choix et les disponibilités des sapeurs-pompiers. Un mini-diplôme pourrait ensuite valoriser certaines étapes, sans classer les enfants. Il dirait simplement : « tu as essayé, tu as avancé, et ce progrès compte ».
ET APRÈS ?
Si l’expérience est pertinente, les fiches, pictogrammes, scénarios et adaptations pourront être réunis dans un kit de travail réutilisable pour de futurs groupes, d’autres IME ou des établissements scolaires.
UN CADRE À RESPECTER
Le début des ateliers ouvre une nouvelle étape. Le parcours et les supports seront ajustés avec l’équipe pluridisciplinaire de l’IME, à partir des essais et des observations, pour respecter les besoins, le rythme et les capacités de chaque enfant.
REPÈRES PUBLICS CONSULTÉS
Ces organismes sont des sources documentaires consultées. Ils ne sont pas présentés comme partenaires de Mission Secours.
LE PARCOURS DES ATELIERS
Le parcours prévu associe des jeux numériques accompagnés, des supports papier à imprimer et à plastifier, et des situations concrètes à jouer ensemble. Les premières séances permettront d’essayer les supports et de les ajuster avec l’équipe.
Demander de l’aide pour construire un train, repérer une situation inhabituelle, s’arrêter et chercher une personne ressource. Parler, montrer, regarder ou utiliser un pictogramme sont des façons de participer.
Exprimer un besoin, découvrir les téléphones à touches et tactiles, puis préparer un appel fictif : qui a besoin d’aide, où et ce qui se passe. Le 18 est le repère privilégié du parcours consacré aux pompiers, sans présenter les autres numéros comme interchangeables.
Réutiliser les repères dans une petite histoire, préparer la visite et, si elle est confirmée, découvrir une caserne avec l’équipe. La rencontre est prévue après les apprentissages, pas à leur place.
Environ 45 minutes sont prévues, sans dépasser une heure, pauses comprises. Un temps collectif peut être suivi d’essais à tour de rôle ou en petits groupes selon les besoins et l’encadrement disponible. L’adulte accompagne les essais ; le jeu ne donne ni note ni classement.
Pour chaque séance : un guide adulte pas à pas, une liste du matériel, une activité numérique et son équivalent à manipuler. Téléphones de simulation, images, textes courts, pictogrammes et pièces à assembler permettent de reprendre le même apprentissage hors écran. Les supports doivent être sécurisés pour qu’aucun appel réel ne puisse être déclenché.
Les ateliers commencent avec l’équipe. Le calendrier des séances suivantes sera ajusté selon le rythme des enfants et l’organisation de l’IME. La visite de caserne sera préparée avec le CIS de Saint-Omer.
Le suivi des progrès relève de l’observation des professionnels, dans leurs outils autorisés. Le site ne crée ni compte enfant, ni note, ni dossier individuel. Une réussite à l’écran reste à mettre en perspective avec la vie quotidienne. Pour le rôle des services d’urgence : les repères officiels de Service Public.
ACCOMPAGNER LE DÉBUT DES ATELIERS
Les supports sont créés et la phase des ateliers est engagée. Pour proposer une adaptation, du matériel ou une rencontre, contactez-moi par courriel ou par le formulaire. Nous en discuterons avec l’équipe ; aucun compte professionnel n’est nécessaire.