ÉDUSCOL · FÉVRIER 2026
Apprendre progressivement
Le dispositif scolaire « Apprendre à porter secours » prévoit des apprentissages qui tiennent compte du développement et de l’autonomie des enfants, dès la maternelle.
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UN PROJET ACCEPTÉ, UNE HISTOIRE QUI COMMENCE
Un mot. Un geste. Un pictogramme. Le courage de se tourner vers quelqu’un. À chaque enfant, sa façon d’être entendu.
Visuel d’illustration · aucune activité avec les enfants n’est présentée comme déjà réalisée
CHAPITRE I · LE POINT DE DÉPART
Face à une situation inhabituelle, tous les enfants ne réagiront pas de la même manière. Certains trouveront les mots. D’autres montreront une image, utiliseront leur moyen de communication ou iront chercher un adulte.
Dans le cadre de mon deuxième stage en formation DEAES, je construis avec l’équipe de l’IME Raymond Dufay, à Arques, un projet pour les enfants de 6 à 14 ans autour de ces premiers repères. Son nom de code est « Mission Secours ».
IME Raymond Dufay (Arques)
E.P.D.A.H.A.A. : Établissement public départemental pour l’accueil du handicap et l’accompagnement vers l’autonomie du Pas-de-Calais (Arras).
Je ne cherche pas à faire de chaque enfant un petit secouriste. Je souhaite qu’il puisse reconnaître un moment où il a besoin d’aide et découvrir qu’il existe, pour lui aussi, une manière d’alerter.
Suivre les prochaines étapes22 OCTOBRE 2026 · UNE PREMIÈRE ÉTAPE FRANCHIE
J’ai présenté Mission Secours à l’IME Raymond Dufay, à Arques. Le projet a été très apprécié et l’IME a donné son accord pour le mettre en œuvre.
Cette première étape donne un nouvel élan à l’histoire. Nous allons maintenant préparer la suite avec l’équipe, en tenant compte des besoins, des repères et des possibilités de chaque enfant.
Lire le journal du projetPOURQUOI CE PROJET COMPTE
Un mot qui vient. Une image que l’on montre. Un adulte que l’on ose aller chercher. C’est parfois par là que commence la confiance.
Parce que les repères se construisent petit à petit. Dans un cadre rassurant, le jeu et la répétition permettent de découvrir à qui s’adresser et comment demander de l’aide. Je souhaite offrir aux enfants le temps d’essayer, de recommencer et de reconnaître ce qu’ils savent déjà faire.
Parce qu’eux aussi doivent pouvoir comprendre une consigne, exprimer un besoin et prendre part aux apprentissages de la sécurité. Selon les enfants, des mots trop abstraits, un bruit intense, une difficulté à parler ou à manipuler un objet peuvent compliquer la participation. À nous de préparer des supports et un environnement qui leur ouvrent une possibilité d’agir.
À l’IME Raymond Dufay, Mission Secours se construit autour de cette attention. Un pictogramme, la communication alternative et améliorée (CAA), un téléphone adapté ou davantage de temps peuvent devenir des appuis, selon les besoins repérés avec l’équipe.
Ce que j’espère voir grandir, c’est la confiance d’un enfant qui découvre que sa façon de communiquer compte, et que quelqu’un prend le temps de l’écouter.
Chaque enfant gardera son rythme et sa manière de participer. La responsabilité de sa protection reste celle des adultes.
L’INTENTION QUI GUIDE TOUT
« Faire avec les enfants, à leur rythme. Et leur laisser la fierté de ce qu’ils réussissent eux-mêmes. »

CHAPITRE II · PRENDRE CONFIANCE
Des images, des pictogrammes, la CAA, des objets à manipuler, des jeux, des répétitions et des appels simulés. Le groupe peut avancer ensemble, sans exiger la même réponse de chacun.
Le projet ne prévoit pas l’enseignement de gestes techniques de premiers secours comme la PLS ou le massage cardiaque.

UN APPRENTISSAGE POSSIBLE
Une simulation d’appel peut devenir un moment de confiance. Chaque étape compte, même la plus petite.

CHAPITRE III · ALLER À LA RENCONTRE
Après plusieurs activités préparatoires, une visite adaptée d’une caserne pourrait donner une réalité aux images et aux mots. Découvrir les véhicules, rencontrer les professionnels, poser une question ou simplement observer.
Quelques petites activités pourraient permettre aux enfants de recevoir un mini-diplôme. Il valoriserait un chemin parcouru, comme participer à une simulation d’appel d’urgence ou reconnaître un comportement adapté.
La visite et ses modalités dépendront de l’accord de l’IME, de l’équipe et des sapeurs-pompiers.
CE QUE L’ON ESPÈRE FAIRE GRANDIR
Le projet pourrait aussi laisser une trace utile : un kit de supports et d’activités à adapter pour d’autres groupes, IME ou établissements scolaires.
DES REPÈRES RÉCENTS POUR COMPRENDRE L’ENJEU
L’accessibilité concerne aussi les mots, les supports et la place laissée à chacun. Ces publications éclairent la démarche de Mission Secours.
ÉDUSCOL · FÉVRIER 2026
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Le portail national de l’accessibilité rappelle la place de l’information et de la communication accessibles. Comprendre un message fait partie de l’accès à la vie collective.
Consulter le portail nationalDÉFENSEUR DES DROITS · 2025
Vingt ans après la loi de 2005, l’institution souligne encore les obstacles rencontrés par les enfants et l’importance d’adapter les supports et de prendre en compte leur parole.
Lire le bilan du Défenseur des droitsCes références donnent des repères généraux. Mission Secours est un projet éducatif local, sans affiliation à ces organismes ni certification de premiers secours.
LE PROJET AUJOURD’HUI
1 / 6 phases terminées · projet accepté par l’IME Raymond Dufay à Arques